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PAROISSE SAINT BASLE
DE LA PLAINE
ESPACE EXPRESSION

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Si vous souhaitez le partager, vous pouvez nous l'envoyer par courriel,
soit à l'administrateur du site : poyau.bernard@wanadoo.fr
soit à l'abbé François Vuillemin : fran.vuil@wanadoo.fr

Après avis des prêtres de la Paroisse, c'est avec plaisir que nous l'insérerons dans cette page.
Ces textes n'engageront que leur auteur et il est donc nécessaire qu'ils soient signés. A vos claviers !


Prières urbaines

La vie spontanée dominicale

C'est amusant les habitudes.
Lorsque je suis à l'église,
J'ai toujours tendance à porter mon regard,
Sur les vitraux, le plafond, le fond du chœur.
Et ce, pour me concentrer au mieux, sur les textes.
Seulement, l'Eglise, ce n'est pas uniquement des murs.
L'Eglise c'est aussi et bien sûr des hommes.
C'est à travers l'homme que Dieu s'exprime.
Faudrait-il alors que je regarde les paroissiens ?
Que je scrute avec attention le prêtre ?
Ainsi,
Que faire de mon regard lorsque je prie ?
Si je regarde les paroissiens alentours,
Si vraiment je fais attention à ce peuple chrétien,
Alors,
Je penserais que l'homme du deuxième rang a une calvitie prononcée,
Que cette petite fille a le même manteau que sa supposée grande sœur,
Que la famille Untel est au complet, toujours sur le même banc,
Que manquent Gérard et Marthe,
Que la vieille dame sur le côté n'a de cesse de se moucher,
Que la proportion de jeunes est toujours aussi faible,
Que le prêtre semble enrhumé,
Que la première lectrice a omis de lire une ligne,
Que le pianiste a fait une fausse note à deux reprises,
Que le couple derrière moi n'a de cesse de papoter,
Que la personne âgée à mes cotés chante fort et aigu…
La messe serait donc une vie en communauté,
Où tout se partage même " tout ça ".
Et ce " tout ça " dans la prière, c'est la vie.
Au fond, nous sommes tous des hommes,
On vit entre hommes,
Alors, on prie entre hommes.
Ce " tout ça " me fait sourire.
Lorsque j'y fais attention, il rend ma prière plus joyeuse.
Il nourrit ma prière.
Je peux alors,
Prier pour cet homme au visage inconnu du premier rang,
Prier pour l'union fraternelle,
Prier pour la famille Untel qui semble en bonne forme,
Prier pour les absents de notre peuple,
Prier pour les personnes âgées et souffrantes,
Prier pour tous les enfants catéchisés et les jeunes de la communauté,
Prier pour notre évêque, nos prêtres et les séminaristes,
Prier pour les animateurs, l'équipe paroissiale,
Prier pour tous ceux qui sont engagés, au service du Seigneur,
Prier pour tous les amoureux, les mariés,
Prier pour tous ceux qui témoignent d'une " bonne forme " !
Je prie donc pour l'homme, pour les hommes.
Pour tous ceux qui m'accompagnent dans la chrétienté,
Et alors mon regard peut retourner se figer sur les murs…
Les murs de l'église, les murs de la maison de notre Seigneur.
Ô Seigneur, merci d'être là. D'être dans ce " tout ça " ô combien vivant.
Oui, vivant.
Merci.
A dimanche prochain !


Anonyme - avril 2008

 

 

 

 

La lampe du corps c'est l'œil. Si donc ton œil est sain, ton corps tout entier sera lumineux ".
Lc 11, 34-36

Une rencontre imprévue…

Je t'ai rencontré ce matin,
Vraiment, à tout hasard,
Je ne m'y attendais pas. Vraiment pas.
Je marchais, comme à l'habitude,
Sur le chemin de l'école, du travail, de la vie de tous les jours.
Je connais pourtant ce trajet quotidien,
Je t'y ai déjà rencontré de différentes manières,
Mais ce matin, je t'ai vu.
Alors, j'ai pensé.
J'ai pensé que toute cette année,
Tous ces mois,
Toutes ces semaines,
Toutes ces journées,
Tous ces allers-retours quotidiens,
Je t'étais passé devant sans même t'apercevoir,
Sans même te voir,
Te voir à cet endroit précis.
Au pied du passage pour piétons,
A cette intersection routière.
Tous ces passages réguliers dans l'ignorance,
Dans l'aveuglement,
Dans l'égarement,
Dans le conditionnement de ma vie.
Moi qui me plaignais intérieurement pourtant,
De devoir imaginer des clochers,
Trop absents dans la ville,
Et tu étais là, dans le silence,
Dans ce coin de mon chemin ordinaire,
Attendant que je te trouve,
Que je m'étonne,
Que je te voie,
Que je m'interroge,
Que je t'interroge,
Comment as-je pu négliger ta présence ?
Alors que tu ponctues mon itinéraire journalier,
Caché au milieu de Cergy,
Là, à travers ce calvaire,
Moi, qui cherchais des clochers,
Ta croix m'apparaissait quotidiennement,
Et je ne la voyais pas.
Comment ai-je pu sous-estimer son existence ?
Ton existence,
Alors qu'un symbole de ta Passion se dévoilait à moi,
Alors que toi,
Jamais tu ne m'aurais ignorée,
Jamais tu ne m'aurais abandonnée,
" La lampe de mon corps " m'aurait-elle fait défaut ?
M'aurait-elle trompée ?
Ô Seigneur, guide mon regard,
Guide-moi,
Guide-moi vers toi,
Eclaire mon chemin par ce calvaire qui te représente,
Fais que chaque jour qui passe,
Je ne t'ignore point,
Que je lève les yeux vers ta lumière,
Et que je marche dans ta confiance,
Ô Seigneur, pardonne-moi de ne pas t'avoir vu,
Ô Seigneur, en cette soirée je n'ai qu'une hâte,
C'est, de me lever vite demain,
De marcher rapidement à ta rencontre,
De te revoir sur mon parcours coutumier,
De prier un moment avec toi,
Et qu'ainsi, dans ton amour, je débute une bonne journée.
Ô Seigneur, merci de m'avoir fait signe ce matin,
Il n'est jamais trop tard,
Merci.
A demain matin.


Anonyme - avril 2008


La prière de l’imparfaite

Seigneur,
Je suis celle qui ne sait prier
Qu'avec les mots usés
Du " Notre Père " et du " Je vous salue Marie ".
Celle qui n'a d'imagination
Que pour s'angoisser.
Celle qui dit : " Il n'y aurait qu'à…
Il faudrait que…
Ce serait bien si…
Et rien ne fait.
Celle qui s'enthousiasme comme un feu de paille
Mais ne fait rien qui vaille.
Celle qu'a un grain de foi si petit
Qu'il ne saurait rien soulever
Pas même tout petit " riquiqui ".
Celle qui, pour se confesser, se dit :
" Presque tous les péchés,
J'ai dû les faire, au moins en pensée ! "
Mais qui ne sait quoi raconter
Une fois les deux premiers avoués…
Celle qui ne sait pas s'organiser,
Qui voudrait bien, connaît tout,
Mais ne fait rien du tout.
Celle qui, à T'écouter toujours
Voudrait bien rester
Plutôt que, comme Marthe, travailler.
Celle qu'est lâche et peureuse,
Toute petite et fragile,
Etriquée et mesquine,
Têtue et bornée
Comme dit sa fille
Mais aussi : Têtue et bornée à T'aimer !
Celle qui, de la mort et de la souffrance, a grande peur,
Ce n'est pas elle qui Te les demanderait
Comme le Parachutiste l'a fait !
Celle qui voudrait bien arriver à la Résurrection
Sans passer par la Croix
Et qui, de ses épaules,
Essaie de faire glisser
Les petits fardeaux
Que Tu as bien voulu y poser…
PARDON, PARDON, Seigneur Jésus
Pour tout ce que je fais et dis
Et pour tout ce que je ne fais pas et ne dis pas
Car Toi, Tu le sais bien
Que Tu m'as conjuguée à l'imparfaite !
Celle qui, pourtant, se tourne vers Toi :

Têtue et bornée
Vers Toi quand même j'irai.
Tout petits pas je ferai
Et si trop souvent je recule,
Pousse-moi qui suis Tête de Mule.
Et n'oublie pas de me regarder,
Car malgré tout,
Je veux T'aimer, T'aimer, T'aimer
En Vérité et en Trinité.

Bernadette LACAVE-PERY (Vittel) - Août 2008


Merci pour les mains

Pour les mains des soignants, pour les mains des docteurs,
Celles des chirurgiens qui calment la douleur,
Pour les mains qui apaisent et celles qui guérissent.
Pour les mains consacrées qui pardonnent et bénissent.
Pour les mains des parents empreintes de tendresse
Qui, tour à tour, consolent et courent de caresses ;
Pour la main qui se tend après la longue absence
Et qui veut oublier la blessure et l'offense
Remettant dans les coeurs un morceau de soleil ;
Pour les mains des priants qui nous montrent le ciel ;
Pour les mains des souffrants qui T'offrent leur douleur
Et prient avec Marie pour les pauvres pécheurs.
Pour les mains des pompiers qui, au prix de leurs vies,
Sauvent les gens de l'eau ou bien des incendies ;
Pour les mains qui travaillent à rendre notre terre
Plus agréable à vivre et toujours plus prospère.
Pour les mains qui nettoient, celles qui accomplissent
Avec humilité, des travaux qui salissent ;
Pour les mains des semeurs qui font germer le blé
Permettant de nourrir ainsi l'humanité ;
Et pour les mains qui s'ouvrent en généreux partage,
Père : avec Toi, par Toi, nous leur rendons hommage.


Bernadette Marchal (Vittel)


Abandon

Je ne veux pas. Seigneur, m'inquiéter pour demain
Car ce jour qui va naître, il est entre Tes mains.
Et, bien que très souvent, je n'en ai pas conscience,
Ton Amour me poursuit : je le sais, j'ai confiance.

Car, même si un jour, le découragement
Fait vaciller ma Foi, m'incite au reniement ;
Si l'épreuve me donne un goût de désespoir :
Toi, Dieu fidèle et sûr, attendras jusqu'au soir
Où mes yeux, vers ta Croix, enfin se lèveront
Pour accueillir Ta Paix, Ta Joie et Ton Pardon.

Je veux crier ma joie pour cet amour immense ;
Je veux crier ma Foi et mon chant d'espérance.
Je veux crier "merci" pour la bonté qui donne ;
Je veux crier "merci" pour l'Amour qui pardonne.

Je ne veux pas. Seigneur, m'inquiéter pour demain ;
Sûre de Ton Amour, je suis entre Tes mains
Car pour la route, ô Christ, Tu me donnes Ton Pain
Et, comme compagnons, Ta mère et l'Esprit-Saint.


Bernadette Marchal (Vittel)


Supplique à Jésus, doux et humble de cœur

Seigneur, tout est infini chez Toi :
Tu es l'Amour..... infini !
Tu es la douceur.... infinie !
Tu es l'humilité .... infinie !
Tu es la miséricorde.... infinie !

Alors, puisqu'aussi bien, tout ce que Tu possèdes n'aura jamais de fin, pourquoi gardes-Tu tout pour Toi ?

Pourquoi n'accordes-Tu pas une toute petite parcelle d'amour, de douceur, d'humilité de miséricorde à ceux qui n'en ont pas et qui n'arrêtent pas de T'en demander (en bons casse-pieds que Tu nous a demandé, d'être d'ailleurs) ?

Oui, Seigneur, pourquoi ?

Est-ce parce que Tu aimes mieux quand on est conscients de nos faiblesses; de notre vide, de notre désir de Toi ?

Si Tu nous donnes trop de qualités, as-Tu peur qu'on s'en "gargarise" comme si elles venaient de nous ? As-Tu peur qu'on pavoise et qu'on devienne trop orgueilleux ? Mais non Seigneur, ce n'est pas possible. Tu le sais bien ! Celui qui est dans l'amour n'est pas orgueilleux, celui qui est doux et miséricordieux non plus, à plus forte raison si Tu nous donnes l'humilité !

Alors, je ne comprends plus ... parce que, si on avait un peu de tout cela, on Te refléterait mieux... On ferait mieux avancer Ton Règne sur notre terre... Réfléchis, Seigneur, Tu as tout à y gagner finalement ! Tu as fait de nous Tes enfants, alors fais qu'on sache mieux faire aimer notre Père et qu'on Lui ressemble plus !

Jésus, par Ta Croix - parce que Tu nous a aimés jusqu'au bout - je T'en supplie : délivre-moi de tout mal, de ces manques d'amour, du mal que j'ai maintenant à pardonner, de l'orgueil et de la colère... Fais, qu'à ma modeste place, je contribue à faire avancer Ton Règne (même si ce n'est qu'un petit peu... surtout, que je ne Le fasse pas reculer).

Merci d'avance.


Bernadette Marchal (Vittel)

Tu es là, à ma portée, je ne te vois pas
Quelle cécité !

Mais au fait, que me manque t-il ?
J'ai une famille, j'ai mes enfants qui me sautent au cou lorsque je rentre du travail. Il y a aussi papa maman le week-end qui racontent les souvenirs d'enfance et qui attendent la fin du repas pour offrir leurs cadeaux.

O BONHEUR, tu es là, et je ne te vois pas.

Si je veux me nourrir, je peux manger, j'ai un travail et un salaire. Si j'ouvre le robinet,il y a même l'eau qui coule, c'est pas super ? Je peux boire, me laver. Si je veux des loisirs, je peux me déplacer, j'ai la chance d'avoir un véhicule.

O BONHEUR, tu es là, et je ne te vois pas.

J'ai mes bras et mes jambes, j'ai même encore ma tête, je peux me déplacer, faire mes courses, prendre une douche, et aller aux toilettes.

O BONHEUR, tu es là, et je ne te vois pas.

Mais en plus je l'avoue, j'ai l'audace de me plaindre. Je ne pense pas assez à ceux qui n'ont rien et qui sont malheureux.

O BONHEUR, secoue moi, et fais que je te voie.

Céline Thouvenot (Vittel)