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PAROISSE SAINT BASLE
DE LA PLAINE
PRIERES

Prières à Dieu et à Jésus        Prières à Marie        Prières pour les défunts       Prières diverses

A l'attention des personnes de passage
à déposer dans les églises (si elles sont ouvertes...)

A celui qui s'arrête en ce lieu...

Tu es entré dans cette maison où Dieu habite.

Qui que tu sois, Il t'accueille,
avec tes joies et tes peines,
tes réussites et tes échecs,
tes espoirs et tes déceptions.
Sois le bienvenu !

Des générations avant toi ont aimé ce lieu,
ont contribué à le construire,
à le rendre beau, ont prié.
Respecte-le, fais silence.
Si tu es croyant, prie !
Si tu cherches, réfléchis !
Si tu doutes, demande la lumière !
Si tu souffres, demande la force !
Si tu es dans la joie, rend grâce
et que tu puisses y demeurer !

Que ton passage en ce lieu
réchauffe ton cœur et réjouisse tes yeux !

Qui que tu sois, Il t'accueille,
accueille-le aussi !

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Je n'ai rien à Te dire

Je n'ai rien à Te dire mais, passant par là,
j'ai poussé la porte,
pour voir... par curiosité... pour prier aussi, peut-être.

Car il fait bon dans ce silence, et je me laisse envahir par lui.
Comme il fait bon dans Ta maison.

Je n'ai rien à Te dire,
mais cet autel m'attire et ces chaises et ces bancs vides
me parlent des hommes absents
qui viennent y prier à d'autres heures
parce que, pour eux, Tu es le Dieu vivant.
Mais oui, bien sûr, cette église vit de Toi.

Je n'ai rien à Te dire
et je me surprend à Te parler.
J'emporte avec moi, et pas seulement pour moi,
Ton silence et Ta paix.

Tu m'as accueilli. Je t'ai rencontré.
Je le dirai à mes frères.
S'ils pouvaient un jour aussi rencontrer Ta présence.

Jacques Fournier, Remiremont

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Prière d'un touriste


Me voici devant Toi, Seigneur.
Pourquoi ?
Je ne sais peut-être pas très bien.
L'église était ouverte... Je suis entré... J'ai fait le tour...
Et puis, j'ai pensé à Toi.
Toi, Dieu que j'ai peut-être oublié, mais qui demeures au plus profond de moi.
Je me rappelle que tu m'as créé à ta ressemblance. Et cette marque en moi, elle est toujours présente...
même si je n'y pense pas.

Oui, c'est peut-être Toi qui m'as fait un signe discret, mais un signe amical.
Alors, que te dire ?
Oh ! Peut-être rien. Simplement passer quelques instants devant Toi, puisque j'ai le temps : je suis touriste.
Jésus, Ton Fils, a bien passé plus de trente années de sa vie avec nous.
Alors, moi, je peux bien prendre quelques instants.

Oui, réveille en moi ta présence, ton amour, ta joie, ta fidélité, ton pardon.
Et puis, j'en profite pour te dire tout ce que j'au au fond du cœur :
mes joies... mes espérances... mes soucis... mes inquiétudes... mes peines... mes échecs.
Oui, je te confie tout ce que je suis, tout ce que je voudrais être.

Je te confie aussi, ceux que j'aime, ceux que j'ai beaucoup de mal à aimer...
Je te confie le monde : ses grandeurs et ses misères.

Tu vois, Seigneur ! Ca fait du bien de prendre un petit moment pour se rencontrer, pour se parler...
Au fond, c'est pas si compliqué que ça de parler avec Toi !
Après tout, on est de la même famille : Tu es mon Père, je suis ton fils.
C'est, je crois, des choses comme ça que nous a dit Jésus : Ton Fils premier, ton aimé, notre grand frère.

J'essaierai même, quand je ne serai plus touriste, de recommencer à causer avec Toi.

Seigneur, je te dis " au revoir ", parce qu'un touriste, ça ne reste pas longtemps à la même place... sinon, on n'est plus touriste !

Mais Seigneur, tu peux m'accompagner, marcher avec moi...
Tu es si discret que personne ne te verra...
Mais moi, je saurai que Tu es toujours avec moi

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Prières à Dieu et à Jésus

Jésus    Seigneur, donne-moi    Tu es la lumière à venir      Quand le mal m'écrase     Seigneur, je t'ai cherché
Prière au Dieu de la vie    Seigneur, donne-moi de voir    Avec Toi, Seigneur
Offrande du matin    Ralentis mes pas, Seigneur    Danser notre vie    Je m'abandonne à toi    Donne    Je ne sais pas où je vais


Jésus

Fais-nous la grâce, je t'en prie,
puisque nous frappons à ta porte,
de te manifester à nous, Sauveur plein d'amour.
Te comprenant mieux,
puissions-nous n'avoir d'amour que pour toi,
Toi seul.
Sois, nuit et jour, notre seul désir,
notre seule méditation, notre continuelle pensée.
Daigne répandre en nous assez de ton amour
pour que nous t'aimions comme il convient.
Que ta charité pénètre toutes nos facultés,
pour que nous ne sachions plus rien aimer,
sinon toi, qui es éternel.


Saint Colomban


Fiche Croire.com "Comment prier ?"

Seigneur, donne-moi

Seigneur, donne-moi des yeux pour te voir dénudé et affamé,
des oreilles pour t'écouter criant et suppliant.

Donne-moi des mains pour te soigner malade et emprisonné,
un cœur ouvert pour t'accueillir, étranger et sans toit,
dans la maison de la fraternité, à la table du partage.

Donne-moi l'intelligence pour construire des ponts,
un cœur pour briser les frontières,
l'audace pour les dénoncer.

Donne-moi la force pour la marche,
l'appui dans les tribulations,
l'intrépidité dans la prophétie.

Donne-moi le courage de raccourcir les distances,
globaliser les solidarités,
rallumer les rêves,
planter des fleurs et des sourires d'un avenir d'espoir.

José Oscar Beozzo,
prêtre brésilien et théologien de la libération.

(Texte relevé en l'Abbatiale de Conques, en Aveyron,
étape du chemin de Saint Jacques de Compostelle)

Tu es la lumière à venir


Arrache-moi si je m'arrête, disant :
voici un site où m'établir en Dieu,
enfin nous reposer tous deux !

Car Tu me veux d'un vent qui doit souffler pour être,
d'un feu qui doit gagner pour ne pas disparaître,
et je courrai toujours après la vie comme eux !

Tu es mon feu brûlant, mon souffle :
Si je m'arrête, Tu étouffes,
Tu t'en vas de chez moi si je m'assieds.

Relance toujours mon désir :
Tu ne t'es arrêté qu'à l'heure de ta mort,
Tu n'as pris racine qu'alors !

Plante-moi où naît le vent,
où prend le feu sur tous les temps :
Tu es la Lumière à venir.


Patrice de la Tour du Pin
Une Somme de Poésie


(Texte relevé en l'Abbatiale de Conques, en Aveyron,
étape du chemin de Saint Jacques de Compostelle)

Quand le mal m'écrase


Seigneur Jésus,
comment pourrais-je bien prier
quand le mal m'écrase
et que je n'en puis plus...
Toi qui as connu le creux de la souffrance,
Toi qui es passé par là,
aujourd'hui sois très fort avec moi.
Toi qui as fait face jusqu'au bout,
aide-moi à tenir bon.
Toi qui es vivant,
viens prier en moi par ton Esprit Saint.
Et pendant que je continue ta Passion,
fais passer en moi le souffle de ta Résurrection.


Père Pierre Lyonnet

Fiche Croire.com "Quand la mort nous ébranle..."

Seigneur, je t'ai cherché...


Seigneur autant que j'ai pu, autant que tu m'en as donné la force,
je t'ai cherché et j'ai voulu avoir l'intelligence de ce que je crois,
et j'ai beaucoup discuté, et j'ai peiné.
Seigneur, mon Dieu, mon unique espérance, exauce-moi :
ne permets pas que je me lasse de te chercher
mais mets-moi au cœur un désir plus ardent de te chercher.
Me voici devant Toi avec ma force et ma faiblesse :
soutiens l'une, guéris l'autre.
Devant Toi sont ma science et mon ignorance,
là où tu m'as fermé, ouvre à celui qui frappe.
Que je me souvienne de Toi.
Que je te comprenne.
Que je t'aime.


Saint Augustin

Fiche Croire.com "Qui est Jésus ?"

 

Prière au Dieu de la vie


Seigneur, nous le savons bien : tes pensées ne sont pas nos pensées
et ton regard déborde le nôtre, infiniment.
Mais nous croyons aussi que tu es avec nous :
avec nous contre la mort, avec nous pour la vie.

En Jésus Christ, ton Fils bien-aimé,
tu t'es lié à nous d'une alliance indestructible,
et tu as voulu que sa résurrection
soit le commencement de la nôtre
Ce que tu as promis, la mort ne l'annulera pas.

Non, ce n'est pas la mort aujourd'hui qui nous interpelle,
c'est ta parole créatrice.
Toi, le Vivant, toi qui es avec nous contre la mort,
toi qui es avec nous pour la vie,
toi qui veux que nous soyons avec toi des vivants,
béni sois-tu, notre Père.


Extrait de la Prière de l'Eglise pour les défunts

Fiche Croire.com "Pourquoi le mal et la souffrance ?"

 

Seigneur, donne-moi de voir

Seigneur,
Donne-moi de voir les choses à faire
Sans oublier les personnes à aimer,
Et de voir les personnes à aimer
Sans oublier les choses à faire.

Donne-moi de voir les vrais besoins des autres.
C'est si difficile
De ne pas vouloir à la place des autres,
De ne pas répondre à la place des autres,
De ne pas décider à la place des autres.
C'est si difficile, Seigneur,
De ne pas prendre ses désirs
Pour les désirs des autres,
Et de comprendre les désirs des autres
Quand ils sont si différents des nôtres.

Seigneur,
Donne-moi de voir
Ce que Tu attends de moi parmi les autres,
Enracine au plus profond de moi cette certitude :
On ne fait pas le bonheur des autres sans eux.

Seigneur,
Apprends-moi
A faire les choses en aimant les personnes,
Apprends-moi
A aimer les personnes pour ne trouver ma joie
Qu'en faisant quelque chose pour elles,
Et pour qu'un jour elles sachent
Que Toi seul, Seigneur, es l'Amour.


Norbert Segard (1922-1981)
Député du Nord en 1973 et ministre de la Recherche en 1980

Avec Toi, Seigneur

Avec Toi, Seigneur,
c'est l'étonnement.

Avec Toi,
on apprend que la vie est faite pour être partagée comme du pain distribué à tous, comme une nourriture, car sur ta terre on a faim d'amour.
Avec Toi,
on apprend que Dieu est entré
dans le pays de la souffrance où sont déchirés le coeur et le corps,
pour rester avec les hommes qui n'en peuvent plus
sous le poids de la croix,
et les soulager avec ses deux bras déployés.
Car sur la terre on a faim d'espérance.

Avec toi,
on apprend que la joie se lève toujours au petit matin
alors que tout semble terminé,
et que Dieu lui-même veille pour que les pierres de la mort
soient roulées de côté et cassées à jamais
car sur la terre on a faim d'éternité.

Avec toi, Seigneur Jésus,
c'est la passion de vivre.

Charles Singer

 

Offrande du matin

Seigneur, dans le silence de ce jour naissant,
je viens te demander la paix, la sagesse, la force.

Je veux regarder aujourd'hui le monde
avec des yeux tout emplis d'amour,
être patient, compréhensif, doux et sage.
Voir tes enfants comme tu les vois toi-même...

Ferme mes oreilles à toute calomnie,
garde ma langue à toute malveillance,
que seules les pensées qui bénissent
demeurent en mon esprit,
que je sois si bienveillant et si joyeux
que tous ceux qui m'approchent
sentent ta présence.

Revêts-moi de ta beauté, Seigneur,
et qu'au long de ce jour, je te révèle !


Cardinal Suenens


Relevé dans la brochure "Prière au quotidien"
Cathédrale St Pierre - St Paul de Troyes

Ralentis mes pas, Seigneur

Ralentis mes pas, Seigneur.
Calme les battements de mon cœur en tranquillisant mon esprit.
Freine ma marche par la vision de l'infini du temps.
Accorde-moi, dans la confusion de la journée,
le calme des collines éternelles.
Brise la tension de mes nerfs avec la musique apaisante des rivières,
qui chante dans mon souvenir.
Apprends-moi l'art de prendre des vacances-minutes
pour admirer une fleur, bavarder avec un vieil ami,
ou en faire un nouveau...
Rappelle-moi chaque jour que la course n'est pas toujours au plus pressé,
et que vivre mieux n'est pas vivre plus vite.


Charles Delhez

Relevé dans la brochure "Prière au quotidien"
Cathédrale St Pierre - St Paul de Troyes

Danser notre vie

Seigneur, enseignez-nous la place
que, dans ce roman éternel
amorcé entre vous et nous,
tient le bal singulier de votre obéissance.

Faites-nous vivre notre vie,
non comme un jeu d'échecs où tout est calculé,
non comme un match où tout est difficile,
non comme un théorème qui nous casse la tête,
mais comme une fête sans fin
où votre rencontre se renouvelle.
Comme un bal, comme une danse
entre les bras de votre grâce,
dans la musique universelle de l'amour.
Seigneur, venez nous inviter.


Madeleine Delbrêl

Relevé dans la brochure "Prière au quotidien"
Cathédrale St Pierre - St Paul de Troyes

Je m'abandonne à toi

Mon Père,
Je m'abandonne à toi,
fais de moi ce qu'il te plaira.

Quoi que tu fasses de moi,
je te remercie.

Je suis prêt à tout, j'accepte tout.
Pourvu que ta volonté se fasse en moi,
en toutes tes créatures,
je ne désire rien d'autre, mon Dieu.

Je remets mon âme entre tes mains.
Je te la donne, mon Dieu,
avec tout l'amour de mon cœur,
parce que je t'aime,
et que ce m'est un besoin d'amour de me donner,
de me remettre entre tes mains, sans mesure,
avec une infinie confiance, car tu es mon Père.

Charles de Foucauld

Relevé dans la brochure "Prière au quotidien"
Cathédrale St Pierre - St Paul de Troyes

Donne !

- Vous voilà, mon Dieu. Vous me cherchiez ?
Que me voulez-vous ? Je n'ai rien à Vous donner.
Depuis notre dernière rencontre,
je n'ai rien mis de côté pour Vous.
Rien... pas une bonne action. J'étais trop lasse.
Rien... pas une bonne parole. J'étais trop triste.
Rien que le dégoût de vivre, l'ennui, la stérilité.

- Donne !

- La hâte, chaque jour, de voir la journée finie, sans servir à rien.
Le désir de repos loin du devoir et des œuvres, le détachement du bien à faire,
le dégoût de Vous, ô mon Dieu !

- Donne !

- La torpeur de l'âme, le remords de ma mollesse et la mollesse
plus forte que le remords...

- Donne !

- Le besoin d'être heureuse, la tendresse qui brise, la douleur d'être moi sans secours...

- Donne !

- Des troubles, des épouvantes, des doutes...

- Donne !
- Seigneur ! Voilà que, comme un chiffonnier,
Vous allez ramassant des déchets, des immondices.
Qu'en voulez-vous faire. Seigneur ?

- Le Royaume des Cieux.


Marie-Noël, écrivain

Relevé dans la brochure "Prière au quotidien"
Cathédrale St Pierre - St Paul de Troyes

Je ne sais pas où je vais

Seigneur mon Dieu,
je ne sais pas où je vais,
je ne vois pas la route devant moi,
je ne peux pas prévoir avec certitude où elle aboutira.

Je ne me connais pas vraiment moi-même
et, si je crois sincèrement suivre ta volonté,
cela ne veut pas dire qu'en fait je m'y conforme.

Je crois cependant que mon désir de te plaire, te plaît.
J'espère avoir ce désir au cœur en tout ce que je fais,
et ne jamais rien faire à l'avenir sans ce désir.

En agissant ainsi,
je sais que tu me conduiras sur la bonne route,
même si je ne la connais pas moi-même,

Je te ferai donc toujours confiance,
même quand j'aurai l'impression que je me suis perdu
et que je marche à l'ombre de la mort.

Je n'aurai aucune crainte car tu es toujours avec moi
et jamais tu ne me laisseras seul dans le péril.


Thomas Merton, moine cistercien

Relevé dans la brochure "Prière au quotidien"
Cathédrale St Pierre - St Paul de Troyes


Prières à Marie...

Je voudrais tant    Marie, gardes-moi un coeur d'enfant    O Marie    Marie, ta parole fut un oui    Et nos génarations te disent bienheureuse    
Une femme dont on n'a rien dit    Marie-Espérance     Par la foi, Marie, tu as dit oui    Marie, toute à ta gloire    Notre Dame du Jubilé
La compagne de nos vies     Marie, je te regarde...


Je te salue, Marie !

Marie, c'est un nom ordinaire. Un nom tout simple, un nom qu'on chuchote.
Marie, fais ceci ; Marie, fais cela.
Marie toujours servante. Marie tellement discrète.
Marie ! Myriam de Galilée !

Je te salue, Marie, pleine de grâce.
Marie fleur et Marie fruit.
Je te salue. Marie, pleine de vie, pleine de joie, pleine de santé.
Pleine de printemps, pleine d'été, pleine d'automne.
Pleine d'hivers aussi, au pied de la croix de l'agonie.
Marie qui rit à Cana, Marie de la fête.
Marie effondrée au Golgotha, Marie à la douleur immense.
Je te salue, Marie, pleine d'amour.
Marie des simples et des petits et Marie priant avec les apôtres.
Je te salue. Marie, pleine de Dieu.

Le Seigneur est avec toi.
Tu est choisie par Dieu, Tu est l'élue de Dieu, l'Eve parfaite.
Mais croyez-vous que c'était facile de porter l'enfant-Dieu quand les portes étaient closes et qu'il fallait se contenter d'une mangeoire d'animaux ?
Puis partir avec le nouveau-né à la hâte en Egypte ?
Marie inquiète devant son enfant qui ne rentre pas du pèlerinage.
Avec toi, Marie, le Seigneur nourrit la foi de son peuple.

Tu es bénie entre toutes les femmes.
Oui, bénie entre les femmes des villes et des campagnes.
Entre toutes les femmes au puits éloigné, au four qui ne sera pas chaud, à la pâte qui ne veut pas monter.
Entre les femmes qui dansent, qui chantent, sages ou folles.
Marie, tu es bénie entre les jeunes filles, les mamans, les dames ridées mais ouvertes à la confiance et à l'espérance. Simplement entre toutes les femmes.
Une parmi les autres, perdue dans la foule.
Mais tellement unique, tellement à sa place.

Et Jésus, le fruit de ton sein est béni.
Marie tendresse pour le Fils de Dieu.
Tes mains qui ont porté le Prince de la Paix sont bénies.
Tes mains usées par les corvées, le ménage, la lessive.
Tes mains jointes pour la prière :
"Mon cœur chante la grandeur du Seigneur. Dieu est mon Sauveur !
Oui, il a levé les yeux vers sa petite servante.
Il a fait pour moi des choses étonnantes.
Il ne reprend pas sa tendresse, il a pitié de l'homme pécheur.
Les petites gens, les simples d'esprit et de cœur sont ses préférés."
Cette prière n'a pu jaillir que du profond de ton cœur.

Sainte Marie, Mère de Dieu, prie pour nous, pauvres pécheurs,
maintenant et à l'heure de notre mort.
Ton cœur, Marie, est plein de pitié.
Tu es préoccupée avec ceux qui ont des soucis,
heureuse avec ceux qui sont dans la joie.
Tu es toujours là pour intervenir auprès de ton Fils
quand les hommes en ont besoin.
Bénie sois-tu, Marie,
pour tes "oui" sans frontières qui montrent les chemins
de l'amour, de la joie, de la liberté.
Apprends-nous à redire ton "oui" dans nos cœurs.

Hubert Spitz

Vierge de chaque jour

Vierge de chaque jour,
Tu as si bien vécu tes journées une à une
Que je viens te prier de m'aider à bien vivre
Chaque jour, chaque instant.

Toi qui as apprécié
Chaque jour qui venait comme le don de Dieu,
Apprends-moi à saisir dans chaque jour la grâce
Dont Dieu veut me combler.

Toi qui as répondu
Aux appels quotidiens par le don de toi-même,
Mets mon cœur à l'écoute, afin que ma journée
Devienne un dialogue.

Toi qui as recueilli
Les minutes du temps comme occasions d'aimer,
Indique-moi comment utiliser mon temps
Pour un plus grand amour.

Toi qui as commencé
Et fini chaque jour dans la joie de l'offrande,
Entraîne-moi, Marie, à rendre hommage à ton Fils
De tout ce qui m'arrive.

Anonyme

Je voudrais tant

Je voudrais tant, Marie,
Pouvoir te ressembler,
Pouvoir mettre mes pas au rythme de tes pas,
Te suivre sur la route et accepter d'emblée
En sachant les offrir embûches et faux pas.

Je voudrais tant, Marie,
Pouvoir dire comme toi,
Avec la même ardeur et d'une voie fervente :
Seigneur, tu me fais signe, me voici devant toi
Je réponds à l'appel et je suis ta servante.

Je voudrais tant, Marie,
Pouvoir un jour aimer
Ceux qui ne m'aiment pas et ceux qui m'indiffèrent.
Toi qui es tout amour aide-moi désormais
A rencontrer le Christ en chacun de mes frères.

Je voudrais tant, Marie,
Que tu me fasses don
D'un peu de cet amour qui embrasa ton cœur.
Fais fleurir sur mes lèvres le sourire du pardon
Qui est source de vie, de paix et de bonheur.

Je voudrais tant, Marie,
Alléger le fardeau,
D de tous ceux qui ont faim, qui sont dans la souffrance.
Je voudrais avec toi, par delà mon Credo,
Leur faire rencontrer la voie de l'espérance.

Toi qui es notre mère,
Toi qui es la tendresse, j'ai tant besoin de toi.
Aide-moi, je t'en prie à marcher au-delà de ma peur, ma faiblesse.
Aide-moi à grandir, je le veux tant Marie.


Anonyme

Marie, gardes-moi un cœur d'enfant...

Sainte Marie, Mère de Dieu,
gardes-moi un cœur d'enfant,
pur et transparent comme une source.

Obtiens-moi un cœur simple,
qui ne savoure pas les tristesses,
un cœur magnifique à se donner,
tendre à la compassion,
un cœur fidèle et généreux,
qui n'oublie aucun bien,
et ne tienne rancune d'aucun mal.

Fais-moi un cœur doux et humble,
aimant sans demander de retour,
joyeux de s'effacer dans un autre Cœur,
devant votre divin Fils.

Un cœur grand et indomptable,
qu'aucune ingratitude ne ferme,
qu'aucune indifférence ne lasse,
un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ,
blessé de son Amour,
et dont la plaie ne guérisse qu'au Ciel.

Père Léonce de Grandmaison

O Marie

Aurore du monde nouveau,
Mère des vivants,
Nous te confions la cause de la vie.

Regarde, ô Mère, le nombre immense des enfants que l'on empêche de naître,
des pauvres pour qui la vie est rendue difficile,
des hommes et des femmes victimes d'une violence,
des vieillards et des malades tués par l'indifférence
ou par la pitié fallacieuse.

Fais que ceux qui croient en ton Fils sachent annoncer
aux hommes de notre temps avec fermeté et avec amour
l'Evangile de la vie.

Obtiens-leur la grâce de l'accueillir comme un don toujours nouveau,
la joie de le célébrer avec reconnaissance dans toute leur existence
et le courage d'en témoigner avec une ténacité active,
afin de construire avec tous les hommes de bonne volonté
la civilisation de la vérité et de l'amour,
à la louange et à la gloire du Dieu Créateur qui aime la vie.


Jean Paul II

Marie, ta parole fut un oui

Marie,
Lorsque l'ange est venu te trouver,
Lorsque dans ton cœur Dieu a parlé,
Lorsque dans ta vie il a fait jaillir sa vie,
Ta parole fut un oui !

Oui à l'avenir où tout est naissance.
Oui à l'inconnu et à la découverte.
Oui au temps qui vient de Dieu, par qui tout peut renaître,
Oui à une vie qui s'élargit à la dimension du monde.

Ton oui est comme
Le oui de la terre qui dit oui à la vie,
Le oui de l'arbre qui dit oui au fruit,
Le oui de la fleur qui dit oui au soleil,
Le oui de l'enfant qui dit oui a sa mère.


Frère Jo Doz

Et nos générations te disent bienheureuse

Pour avoir accueilli sans trembler la Parole,
Quand l'Ange te bénit de la part du Seigneur,

Pour avoir enfanté pauvrement dans la crèche
Celui qui t'a créée, ton Seigneur éternel,

Pour avoir travaillé aux travaux de ménage,
Quand Dieu te demandait le couvert et le pain,

Pour avoir enduré dans ton âme le glaive,
Quand l'homme né de toi expirait sous tes yeux,

Pour avoir recueilli sur tes bras sans révolte
Le corps de ton enfant, décloué de sa croix,

Pour avoir attendu d'une foi très patiente,
Cette aube où le vivant reviendrait des enfers,


Tu connais aujourd'hui la gloire la plus haute
Et nos générations te disent bienheureuse :
O bienheureuse Vierge Marie !

Didier Rimaud

Une femme dont on n'a rien dit

Une femme dont on n'a rien dit, si ce n'est qu'elle était fiancée
Et qu'un ange lui vint annoncer : "Te voilà entre toutes choisie".

Une femme dont on n'a rien dit, si ce n'est qu'elle avait accouché
D'un garçon au pays de Judée ; des bergers en ont fait le récit.

Une femme dont on n'a rien dit, si ce n'est qu'elle a trois jours cherché
Son enfant qui semblait l'oublier. Et son cœur n'y avait rien compris.

Une femme dont on n'a rien dit, si ce n'est qu'elle était à Cana
Pour la noce où Jésus transforma l'eau en vin, et l'on put croire en lui.

Une femme dont on n'a rien dit, si ce n'est sa présence à la croix,
Quand son Fils étendait ses deux bras pour mourir au milieu des bandits.

Une femme dont on n'a rien dit, si ce n'est sa prière avec ceux
Que brûlèrent les langues de feu, baptisés du baptême en Esprit.

Aujourd'hui la terre et le paradis la proclament heureuse et bénie :
Bienheureuse Vierge Marie !


Didier Rimaud "Des grillons et des anges"

Marie Espérance

La foi, dit Dieu, ça ne m'étonne pas :
j'éclate tellement dans ma création.
La charité, ça ne m'étonne pas davantage,
car il ne manque ni d'hommes ni de femmes
pour tendre la main aux malheureux.

Ce qui m'étonne, dit Dieu, c'est l'espérance.
Les gens voient comme tout ça se passe
et ils croient que demain ça ira mieux,
voilà qui est proprement inouï.
Je n'en reviens pas moi-même,
que la flamme de l'espérance,
anxieuse au moindre souffle, tremblante à tous les vents,
traverse, invincible, l'épaisseur des temps et des nuits.

L'espérance n'est qu'une petite fille,
fraîche et vulnérable comme une fleur de printemps.
Une petite fille nommée Marie,
éclose au pays des sages et des prophètes.
A Nazareth, à Bethléem, à Cana, au Golgotha,
elle choisit le chemin fraternel
de la présence silencieuse et de l'humble service.
Par elle, l'espérance de son peuple
offrit au monde le Sauveur promis.

Aujourd'hui comme hier,
Marie fait resplendir dans nos ténèbres
le visage d'un Dieu qui libère les opprimés
et met en déroute les orgueilleux.
Avec une douée patience, sans discours ni trompettes,
elle annonce un lendemain
où l'amour et la paix auront le dernier mot.
L'espérance de Marie, c'est la force des cœurs droits,
la joie des pauvres et le réconfort des affligés.
Devenue femme et mère, la petite fille ne se lasse pas
d'ouvrir la voie aux enfants de la terre
qui osent marcher à l'étoile.

Charles Wackeinheim
(sur un poème de Charles Péguy)

Par la foi, Marie, tu as dit oui

Par la foi, Marie, tu as dit oui à l'initiative de Dieu
qui a bousculé tes projets de jeune fille.

Par la foi tu en es venue à préférer le choix de Dieu à tes propres choix.

Par la foi, tu as fait tienne cette conviction que Dieu,
ton Seigneur, est maître de l'impossible;
tu t'es réjouie de la future naissance chez Elisabeth.

Par la foi, en toute hâte tu es allée trois mois auprès de ta cousine,
tu n'as pas gardé pour toi
ses félicitations et tu les as transformées
en chant d'exaltation pour ton Seigneur.

Par la foi, tu as fait face, avec Joseph,
à la violence d'Hérode qui cherchait à supprimer ton enfant;
tu es partie en exode pour le protéger.

Par la foi, tu t'es entendu dire par ton Fils,
lors d'un pèlerinage à Jérusalem où tu te faisais
du souci à cause de son absence après trois jours de recherche :
"Ne saviez-vous pas que je dois être aux affaires de mon Père?"

Par la foi, tu as eu l'audace de dire à ton Fils un jour de noces,
en voyant l'embarras des mariés :
"Ils n'ont plus de vin".

Par la foi, tes entrailles de mère ont dû remuer
quand ton Fils proclamait aux foules
qui t'enviaient parce que tu avais nourri Jésus de ton lait :
"Heureux plutôt ceux qui écoutent la Parole de Dieu et la mettent en pratique..."

Par la foi, tu étais là, debout, silencieuse, au pied de la Croix,
recevant de ton Fils,
l'invitation à accueillir le disciple qu'il aimait et te recommandant à lui en disant : "Voici ta mère".

Par la foi, tu étais présente, en prière,
avec les apôtres dans l'attente du don de l'Esprit,
entre Ascension et Pentecôte.

Marie, Mère de Dieu
ton chemin de foi nous éclaire et nous dit la présence du Seigneur
à nos existences faites de creux et de bosses, de joies et de souffrances.

Marie, Mère de Dieu,
toi qui partages la gloire de ton Fils,
intercède pour que nos chemins de vie soient aussi chemins de foi.

Henri Gandon

Marie, toute à ta gloire


Marie, toute à ta joie, tu cours annoncer la bonne nouvelle !
Aujourd'hui, apprends-nous à témoigner,
comme toi, du don qui nous est fait...

Marie, toute à l'émerveillement, tu adores Dieu que tu mets au monde !
Aujourd'hui, conduis-nous au silence de la contemplation,
à l'étonnement de l'amour...

Marie, toute à ta peine, tu communies a la Passion de ton Fils !
Aujourd'hui, aide-nous à passer à la confiance,
et à croire, malgré tout...

Marie, toute à ta foi, au matin de l'Église !
Aujourd'hui, guide-nous sur les chemins du monde,
à la rencontre de tous nos frères...

Marie, toute à ta gloire, aux côtés de Jésus !
Aujourd'hui, montre-nous ce bonheur éternel
où tu attends chacun de nous.

Clarisse Dusapin

Notre-Dame du Jubilé

Marie, Notre-Dame du Jubilé, Mère de Jésus Christ,
apprends-nous à danser aux rythmes de l'Esprit.

Notre-Dame de l'été, revêtue du soleil de l'amour de ton Dieu,
chante avec nous l'amour qui brûle comme un feu.

Notre-Dame de miséricorde, pour que nos cœurs s'accordent,
apprends-nous l'unisson.

Notre-Dame de la joie, viens mêler ta chanson
aux chansons de nos voix.

Marie, fille de roi, Mère attentive, regarde, les yeux pleins de clarté:
ton Dieu sera saisi, séduit par ta beauté.

De l'Église à venir, Marie, tu es l'image:
chante avec nous l'amour qui s'étend d'âge en âge.

A l'heure du grand passage, attends-nous sous le porche:
Notre-Dame si proche, Marie, porte du ciel,
Notre-Dame-avec-nous, donne-nous l'Emmanuel.

Raoul Mutin

La compagne de nos vies

Vers toi je lève les yeux, Sainte Mère de Dieu ;
car je voudrais faire de ma maison, une maison où Jésus vienne,
selon sa promesse, quand plusieurs se réunissent en son nom.

Tu as accueilli le message de l'ange comme un message venant de Dieu,
et tu as reçu, en raison de ta foi,
l'incomparable grâce d'accueillir en toi Dieu lui-même.

Tu as ouvert aux bergers puis aux mages la porte de ta maison
sans que nul ne se sente gêné par sa pauvreté ou sa richesse.

Sois Celle qui chez moi reçoit
afin que ceux qui ont besoin d'être réconfortés le soient ;
ceux qui ont le désir de rendre grâce puissent le faire ;
ceux qui cherchent la paix la trouvent.
Et que chacun reparte vers sa propre maison
avec la joie d'avoir rencontré Jésus lui même,
Lui, le Chemin, la Vérité, la Vie.


Joseph Eyquem, dominicain

Relevé dans la brochure "Prière au quotidien"
Cathédrale St Pierre - St Paul de Troyes

Marie, je te regarde et je te dis merci.

Marie, je te regarde et je te dis merci.
Merci d'avoir porté Jésus,
de ravoir mis au monde, élevé
et d'avoir accepté sa mort pour nous.

Marie, je te regarde et je t'admire.
J'admire ta foi, ton silence méditatif,
ta manière de faire exactement
ce que le Seigneur attendait de toi.

Marie, je te regarde
et je te prie de m'aider
à bien comprendre Jésus,
à entendre ses appels,
à aller jusqu'au bout
de ce qu'il me demande en ce moment.


André Sève, assomptionniste

Relevé dans la brochure "Prière au quotidien"
Cathédrale St Pierre - St Paul de Troyes

Ouvrir avec toi, Marie...

Ouvrir avec toi Marie la porte de ma vie,
Entendre ton Oui, à l'ombre de l'Esprit.
Ouvrir avec toi Marie le cœur de nos vies,
Entendre avec toi l'appel de l'Amour.
" Et le Verbe s'est fait chair ",
Et il veut demeurer chez nous.
Visage d'Amour au cœur du monde,
Visage qui pardonne, se donne, nous façonne,
Visage de Miséricorde et de tendresse.
Voici Ton Église qui sort à la rencontre, avec toi Marie.
Avec toi Marie, chacun et ensemble,
Que nous recevions la confiance en la vie nouvelle
qui nous précède et nous appelle,
Et la miséricorde du Seigneur
qui nous rejoint au cœur de nos " aujourd'hui ".
Ouvrir avec toi Marie...

 

Prières pour les défunts

Il restera de toi    Ils sont nombreux les bienheureux     La mort n'est rien     Ne restez pas à pleurer...     Tu peux partir...     Le voilà !     Traces sur le sable

Il restera de toi


Il restera de toi ce que tu as donné
au lieu de le garder dans des coffres rouillés.
Il restera de toi, de ton jardin secret,
une fleur oubliée qui ne s'est pas fanée.
Ce que tu as donné en d'autres fleurira.
Celui qui perd sa vie un jour la retrouvera.
Il restera de toi ce que tu as offert
entre tes bras ouverts un matin au soleil.
Il restera ce que tu as perdu,
que tu as attendu plus loin que tes réveils.
Ce que tu as souffert en d'autres revivra.
Celui qui perd sa vie un jour la retrouvera.
Il restera de toi une larme tombée,
un sourire germé sur les yeux de ton cœur.
Il restera de toi ce que tu as semé,
que tu as partagé aux mendiants du bonheur.
Ce que tu as semé en d'autres germera.
Celui qui perd sa vie un jour la retrouvera.


Michel Scouarnec

Ils sont nombreux les bienheureux


Ils sont nombreux les bienheureux qui n'ont jamais fait parler d'eux
et qui n'ont pas laissé d'image.
Tous ceux qui ont depuis les âges aimé sans cesse et de leur mieux
autant leurs frères que leur Dieu.

Ceux dont on ne dit pas un mot, ces bienheureux de l'humble classe,
ceux qui n'ont pas fait de miracle.
Ceux qui n'ont jamais eu d'extase et qui n'ont laissé d'autre trace
qu'un coin de terre ou un berceau.

Ils sont nombreux ces gens de rien, ces bienheureux du quotidien
qui n'entreront pas dans l'Histoire,
ceux qui ont travaillé sans gloire et qui se sont usé les mains
a pétrir, à gagner le pain.

Ils ont leurs noms sur tant de pierres et quelquefois dans nos prières.
Mais ils sont dans le coeur de Dieu.
Et quand l'un d'eux quitte la terre pour gagner la maison du Père,
une étoile naît dans les cieux.

Anonyme

La mort n'est rien

La mort n'est rien,
je suis seulement passé dans la pièce à côté.
Je suis moi. Vous êtes vous.
Ce que j'étais pour vous, je le suis toujours.
Donnez-moi le nom que vous m'avez toujours donné,
parlez-moi comme vous l'avez toujours fait.
N'employez pas un ton différent,
ne prenez pas un air solennel ou triste.
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi.
Que mon nom soit prononcé à la maison
comme il l'a toujours été,
sans emphase d'aucune sorte, sans une trace d'ombre.
La vie signifie tout ce qu'elle a toujours été.
Le fil n'est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de vos pensées,
simplement parce que je suis hors de votre vue ?

Je ne suis pas loin, juste de l'autre côté du chemin.

Saint Augustin

Relevé dans la brochure "Passage au quotidien"
Cathédrale St Pierre - St Paul de Troyes

Ne restez pas à pleurer autour de ma tombe

Ne restez pas à pleurer autour de ma tombe.
Je ne m'y trouve pas, je ne dors pas.

Je suis un millier de vents qui soufflent.
Je suis le scintillement du diamant sur la neige.
Je suis la lumière du soleil sur le grain mûr.
Je suis la douce pluie d'automne.
Je suis l'envol hâtif des oiseaux qui vont commencer leur vol circulaire.
Quand vous vous éveillez dans le calme du matin,
je suis le prompt essor qui lance vers le ciel où ils tournoient,
les oiseaux silencieux.
Je suis la douce étoile qui brille, la nuit.
Ne restez pas à vous lamenter devant ma tombe,

Je n'y suis pas, je ne suis pas mort.

Anonyme

Tu peux partir...

Tu peux partir...
Tu resteras toujours présent dans nos vies
avec tout ce que tu nous as donné, enseigné, témoigné...
L'avenir a le pouvoir de nous éloigner physiquement,
mais il n'a pas la force de nous priver de ce que nous avons reçu de toi.
Peut-être nous obligera-t-il à t'apprivoiser dans une nouvelle présence,
mais jamais il ne nous interdira de nous réjouir
de ce que nous conservons de nous.
Rien, non rien ne peut altérer
ce que nous avons vécu de beau ensemble.
Les relations sont comme les rêves :
elles meurent seulement le jour où on les abandonne.
Tu es parti, mais tu habites ce que nous sommes devenus...
Et nous gardons au fond de notre cœur
l'espérance de tes bras dans notre ultime rencontre.

Anonyme

Le voilà !

Je suis debout au bord de la plage;
un voilier passe dans la brise du matin et part vers l'océan;
il est la beauté, il est la vie.
Je le regarde jusqu'à ce qu'il disparaisse de l'horizon.
Quelqu'un, à mon côté, dit : " il est parti ".
Parti vers où ? Parti de mon regard, c'est tout !
Son mât est toujours aussi haut;
la coque a toujours la force de porter sa charge humaine.
Sa disparition totale de ma vue est en moi, pas en lui.
Et juste au moment où quelqu'un près de moi dit " il est parti ",
il y en d'autres qui le voyant poindre à l'horizon
et venir vers eux s'exclament avec joie :
" le voilà ! ".

William Blake

Relevé dans la brochure "Passage au quotidien"
Cathédrale St Pierre - St Paul de Troyes

Traces sur le sable

J'ai rêvé que je cheminais sur la plage en compagnie du Seigneur,
et que, dans la toile de ma vie, se réfléchissaient tous les jours de ma vie.
J'ai regardé en arrière, et j'ai vu qu'à ce jour où passait le film de ma vie
surgissaient des traces sur le sable;
l'une était mienne, l'autre celle du Seigneur.

Ainsi nous continuions à marcher
jusqu'à ce que tous mes jours fussent achevés.
Alors, je me suis arrêté, j'ai regardé en arrière.
J'ai retrouvé alors qu'en certains endroits,
il y avait seulement une empreinte de pied.
Et ces lieux coïncidaient justement avec les jours les plus difficiles de ma vie,
les jours de plus grande angoisse,
de plus grande peur et de plus grandes douleurs.

J'ai donc interrogé : Seigneur, tu as dit que tu étais avec moi,
tous les jours de ma vie, et j'ai accepté de vivre avec toi.
Mais, pourquoi m'as-tu laissé seul, dans les pires moments de ma vie ?

Et le Seigneur me répondit : Mon Fils, je t'aime,
j'ai dit que je serai avec toi durant la promenade,
et que je ne te laisserai pas une seule minute.

Je ne t'ai pas abandonné :
les jours où tu n'as vu qu'une trace sur le sable
sont les jours où je t'ai porté !


Adémas de Borros

Relevé dans la brochure "Passage au quotidien"
Cathédrale St Pierre - St Paul de Troyes

 

Prières diverses

A tous les saints    Le temps d'aimer    Ouvre-moi mon frère

A tous les saints

Tous les saints et saintes inconnus, qu'on ne fête qu'à la Toussaint.
Tous les saints martyrs d'autrefois,
tous les saints martyrs d'aujourd'hui,
en tout endroit du monde.

Tous les saints qui êtes au ciel
pour avoir fait simplement, mais de tout votre cœur, votre labeur.
Tous les saints et saintes qui êtes au ciel
pour vous être aimés de tout cœur dans le mariage,
et pour avoir élevé une famille.
Toutes les saintes femmes qui êtes au ciel
pour avoir fait simplement, mais de tout votre cœur, votre ménage.
Tous les saints qui êtes au ciel
pour avoir donné sans compter.
Tous les saints qui êtes au ciel
pour avoir évité de vous faire remarquer,
et être restés simplement à votre place.

Tous les saints et saintes méconnus, qu'on a méprisés ou accusés.
Tous les saints et saintes qui vous êtes ignorés.
Tous les saints qui savez les efforts qu'il faut faire pour sortir de l'ornière.
Tous les saints qui n'avez fait dans votre vie rien d'extraordinaire,
mais qui avez mis dans chaque action tellement d'amour,
Priez avec nous.

Le Temps d'aimer


Il est venu le temps d'aimer.
Le temps d'entrer et de sortir de la ville
Parmi les palmes et les vivats
Sous l'arbre mort de la croix.
Le temps de Pâques, le temps d'aimer,
Le temps pour un prophète de vivre,
Le temps comme Fils de Dieu de mourir,
Le temps d'un grand cri
Dans le cœur du Père à jamais enfoui,
Le temps d'aimer.

Le prendrons-nous le temps d'aimer,
Le temps de passer au Père
En un chemin malaisé,
Portant la croix, porté en terre ?
Le temps de travailler en ce monde,
Enfoui dedans pour que germe
Plus d'humanité,
Le temps de l'histoire
A faire et non à regarder
Le prendrons-nous
Le temps d'aimer ?

Anonyme

(Texte relevé en l'Abbatiale de Conques, en Aveyron,
étape du chemin de Saint Jacques de Compostelle)

Ouvre-moi mon frère


Ouvre-moi mon frère.
J'ai frappé à ta porte, j'ai frappé à ton cœur,
Pour avoir un bon lit, pour avoir un bon feu.
Pourquoi, me repousser ?
Ouvre-moi mon frère !

Pourquoi me demander si je suis d'Afrique, si je suis d'Amérique,
Si je suis d'Asie, si je suis d'Europe.
Pourquoi me demander la longueur de mon nez,
L'épaisseur de ma bouche la couleur de ma peau
Et le nom de mes dieux ?
Ouvre-moi mon frère !

Je ne suis pas un Noir, je ne suis pas un Rouge,
Je ne suis pas un Jaune, je ne suis pas un Blanc :
Mais je ne suis qu'un homme.
Ouvre-moi mon frère !

Ouvre-moi ta porte,
Ouvre-moi ton cœur,
Car je suis un homme.
L'homme de tous les temps,
L'homme de tous les cieux,
L'homme qui te ressemble.

René Philombe, écrivain camerounais

Avec les remerciements au CCFD-Terre solidaire